2023 se termine bien. Turbulences annoncées pour cette année: attachez vos ceintures !

Comme attendu, le quatrième trimestre a été ardu pour les professions d’ARTEMA qui ont dû affronter des baisses de commandes. Le carnet remonte un peu mais reste en zone négative tout comme les prévisions pour les trois prochains mois. Les facturations font les montagnes russes et résistent mais le soufflet retombe au mois de décembre.
Malgré un dernier trimestre subi et sans nouvel élan, 2023 est une bonne année pour nos professions et dépasse en valeur une année 2022 déjà correcte. Bien entendu, il est important de garder en tête que les chiffres d’affaires ont été portés en partie par les hausses des prix et ne reflètent pas toujours une augmentation de l’activité réelle.
Les chiffres d’affaires qui résistent, empêchent le pessimisme de gagner du terrain.
L’analyse lexicale des commentaires des différents groupes professionnels est très instructive : même en décembre, la conjoncture est jugée par les industriels de « calme » « maussade » « morose » « flat ». Mais pour autant, pas de drame, pas de vocable comme « crise » « dépression », ou « chute ». Même le mot « baisse » est peu utilisé quand on parle de conjoncture globale et reste pour l’instant circonscrit à qualifier l’évolution des commandes.

Les voyants sont au rouge

Les indicateurs en France annoncent une dégradation de la conjoncture industrielle : l’indice PMI des acheteurs pour le secteur manufacturier affiche en décembre un score de 42,1 soit le plus mauvais score depuis mai 2020, il augmente légèrement en janvier avec 43,1 mais reste faible. L’Indice souligne notamment la forte baisse des nouvelles commandes. L’indicateur synthétique du climat des affaires dans l’industrie de décembre de l’INSEE repasse, lui, en dessous de sa moyenne de longue période pour les biens d’équipements (machines, équipements électriques) pour la première fois depuis décembre 2020. Il se situe bien en dessous de sa moyenne de long terme pour l’alimentaire et seule la fabrication des autres moyens de transport (hors auto) est en nette croissance. En janvier, le climat des affaires dans l’Industrie reste stable.
Sans négliger les avertissements de ces indicateurs, il est également crucial de ne pas tomber dans une spirale pessimiste qui servirait une défiance néfaste pour les nouvelles commandes. Les investissements qui tardent et se font rares dépendent directement de la confiance globale, une confiance dépendante des grands indicateurs de conjoncture nationaux.

Il faut raison garder

Car pour autant, quand on regarde les industries mécaniques qui figurent parmi nos principaux clients, la situation n’est pas si mauvaise avec +7% en cumul sur 10 mois. Certes, les secteurs clients n’ont plus la vigueur de l’année dernière. Bonne nouvelle : l’aéronautique surperforme toujours ainsi que le nucléaire et la défense.
L’année 2023 en automobile a été bonne en immatriculations tant en France qu’en Europe mais les commandes sont en retrait de 9% en France, ce qui inquiète les fournisseurs.
De moins bonnes nouvelles apparaissent : deux secteurs réputés solides ne le sont plus : l’agroalimentaire n’est plus à la fête, loin de là. Fin octobre, la production de l’année était à -2% en volume ce qui est du « jamais vu » en 20 ans pour un secteur traditionnellement très stable.
Le machinisme agricole (les tracteurs, les moissonneuses batteuses, le matériel de traite…) n’est également plus porteur. En janvier 2024, l’indice européen est passé de -48 à -50 points (sur une échelle de -100 à +100). Il n’y a pas un seul marché européen globalement positif pour les prévisions dans ce secteur client important de nos professions.
La construction navale civile et militaire se porte bien, avec un carnet plein jusqu’en 2027. La chimie devrait être juste en croissance cette année grâce à la cosmétique et aux produits d’hygiène.
Les machines de production sont attendues à +2% en valeur grâce à l’export. Pour les équipements de manutention, les industriels restent plus optimistes et voient +5% en valeur.

Les risques pour 2024 et les points à surveiller

La grande inquiétude qui domine pour la croissance du marché français en 2024, repose sur un secteur : le bâtiment qui vit une pleine récession.
La crise ne concerne malheureusement pas que le logement neuf mais également le non résidentiel neuf. L’activité bâtiment qui devrait terminer à -0,6% pour 2023 est attendu à -5,5% (en volume) cette année soit une perte de 90 000 emplois dans le secteur. Normalement, l’entretien-rénovation qui pèse plus de 50% de l’activité, permet de limiter les pertes. Mais cet effet risque de diminuer cette année en raison notamment de la réforme de « MaPrimeRénov’ », une aide gouvernementale destinée aux particuliers pour les inciter à mener des travaux d’isolation.

L’effet domino du bâtiment

La récession du marché du bâtiment fait trembler un grand nombre de secteurs qui en dépendent directement ou indirectement.
Les travaux publics sont vus à -1%. Il faut savoir aussi que du 15 juin au 15 septembre 2024, en prévision des Jeux Olympiques et des jeux paralympiques, les chantiers à Paris seront stoppés ce qui représente un gros manque à gagner.
Les équipements pour le bâtiment et les travaux publics, les équipements pour la construction (grues, pelleteuses, compacteurs…) viennent d’annoncer une diminution des ventes des équipements de -10% à -15% pour 2024 (en unités).
Le secteur du bâtiment compte sur l’Etat pour intervenir et relancer l’activité.

Dans ce contexte, l’objectif global pour les professions d’ARTEMA sera donc bel et bien de réaliser une année stable en volume ce qui serait déjà une belle performance surtout qu’un deuxième risque menace avec les défaillances d’entreprises qui augmentent.

Les défaillances grondent

La France a enregistré avec 16 800 défaillances un des pires quatrièmes trimestres en 30 ans mais 2023 reste « loin des référentiels de crise historique » rappelle Altares. Le nombre de défaillances est en augmentation de 35,8 % par rapport à 2022.  Au-delà d’un simple retour à la normale post-covid, les défaillances s’accélèrent.  Altares souligne également que c’est le contexte de « permacrise » (la crise permanente) qui affecte les entreprises et qui explique le seuil de défaillances élevé.
Le raz de marée attendu n’est pas encore présent mais on s’en approche.

La désinflation se poursuit

C’est un point positif. L’inflation qui a animé 2022 et 2023 ralentit, et laisse place à la désinflation. En décembre, l’inflation est de 3,7% sur un an, ce qui donne pour 2023 une inflation moyenne à 4,9% après 5,2% en 2022. On espère retourner entre 2 et 3% en 2024, si le prix de l’énergie ne remet pas en cause ces prévisions.

Un contexte géopolitique brûlant

4ème et dernier point : le contexte géopolitique est très anxiogène et ses possibles retombées sur l’économie mondiale font peur.

  • La production industrielle chinoise a retrouvé sa tendance d’avant crise mais la question de l’immobilier demeure. (PIB +5,2 % en 2023).
  • L’Allemagne reste dans une situation économique compliquée, le PIB allemand s’est contracté en 2023 (-0,3 %). Le pays vit une récession annuelle.
  • Les conflits au Moyen-Orient, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, les tensions en Mer Rouge (qui commencent déjà à se faire sentir avec quelques pénuries) tendent dangereusement le climat géopolitique mondial.
  • Plus de 4 milliards de personnes vont vivre des élections, ce qui représente presque 60% du PIB mondial.
  • Aux Etats-Unis, les résultats des élections présidentielles pourraient avoir un effet immédiat sur l’issue de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, sur le conflit au Moyen-Orient et sur la rivalité économique avec la Chine.
  • Les politiques monétaires et l’évolution des taux directeurs de la BCE et de la FED sont à surveiller.

Nous sommes dans une phase de ralentissement global où la croissance mondiale n’est plus au-dessus des 3%. Elle est attendue entre 2,4% et 2,8% cette année.

D’une manière générale, les écarts de prévisions de croissance restent encore larges selon les organismes privés ou publics, ce qui témoigne d’un haut degré d’incertitude ambiante. Le FMI vient de réviser à la baisse sa prévision France de 1,3 à 1% (le 28 janvier). Une croissance pour la France autour de 0,7%, 0,8% serait une prévision raisonnable.

L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.  Il compte aujourd’hui plus de 100 répondants chaque mois.

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Dépression passagère ou retournement de conjoncture ?

L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.  Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

La rentrée a bel et bien rendu son verdict : les nouvelles commandes se raréfient, les carnets fondent et l’avenir s’assombrit. En septembre, pour la première fois depuis longtemps, les chiffres d’affaires de plusieurs professions ont été plus faibles que l’année dernière.
Chez certains adhérents, les nouvelles commandes s’essoufflent, ralentissent, sont moins dynamiques, tandis que d’autres subissent déjà depuis six mois des baisses à deux chiffres.

2023 sera vraisemblablement une bonne année. Une bonne année comparée à une année 2022 elle-même solide et satisfaisante. A fin septembre, sur neuf mois, les chiffres d’affaires sont bons, souvent même supérieurs aux niveaux de 2019. Ces chiffres rassurent les acteurs et parfois minorent aussi l’ampleur de la baisse d’activité qui arrive : le téléphone qui sonne moins, les nouvelles commandes qui manquent à l’appel… L’activité au sens propre interroge et plonge l’ensemble des acteurs dans l’inconnu dès le deuxième trimestre 2024.

Les secteurs clients ne montrent plus la même vitalité qu’il y a six mois. Le machinisme agricole, les équipements pour le BTP et l’agroalimentaire ne rayonnent plus. Le bâtiment traverse une vraie crise des logements neufs et ne peux pas s’appuyer sur le non résidentiel.
L’automobile va mieux mais montre une conjoncture peu sereine d’autant plus que les commandes enregistrées jusqu’à maintenant sont en retrait de 13% pour les véhicules particuliers et de 26% pour les véhicules utilitaires légers par rapport à 2022.

Dans un contexte politique mondial extrêmement tendu, où les conflits armés se multiplient, le secteur de la défense se porte toujours aussi bien. L’aéronautique sort également son épingle du jeu comme le nucléaire, la cosmétique, l’hygiène et le médical.

Au final, pas de catastrophisme, mais l’impression générale dans l’industrie indique que l’euphorie présente déjà en 2022 est terminée, que tout est allé un peu trop précipitamment avec des commandes en début d’année encore au-dessus des besoins réels, donnant des résultats chiffrés artificiels boostés par les hausses de prix et de fait de plus en plus déconnectés de l’activité réelle.

Alors, chute ponctuelle ou véritable retournement ? Les prévisions pour 2024 sont toujours aussi difficiles à réaliser. Sans aller jusqu’à parler de « retour de bâton » peut être va-t-on avoir droit en France à une période de « digestion », plus apaisée économiquement, encadrée par une inflation en pleine décélération. Attendue à 4,4% à fin décembre, l’inflation devrait être modérée en 2024 (entre 2,5 et 3%).

Scénario optimiste mais réalisable, l’année 2024 s’imposerait-elle pour les industriels comme une année de transition idéalement neutre en volume d’activité qui permettrait de retrouver une normalité ?

Rien n’est moins sûr malheureusement car d’ici la fin d’année et dès le début de l’année prochaine, planent sur nos têtes plusieurs épées de Damoclès de tailles diverses et aux effets dominos dévastateurs :

  • En France, les prix de l’énergie restent élevés pour les entreprises, notamment pour l’électricité. Une grande incertitude demeure.
  • Le cours du pétrole, très tendu en raison du conflit israélo-palestinien et du risque de contagion à d’autres pays du Golfe, ajoute à la tension du climat énergétique actuel.
  • Une enquête de l’Insee en septembre montre que face au contexte énergétique actuel, les entreprises industrielles réagissent plus en comprimant leurs marges qu’en augmentant leurs prix de vente.
  • Le déferlement attendu des défaillances d’entreprises n’a pas encore eu lieu à grande échelle. Elles augmentent en septembre mais restent en dessous de la moyenne pré-pandémique 2010-2019.
  • La crise économique en Allemagne, 1er client de la France en industrie mécanique, fait peur, même si la désinflation est en cours (4,3% en septembre) et une récession est attendue pour le 2ème
  • La Chine flirte avec la déflation (0% en septembre) et la consommation des ménages chinois est en berne avec des répercussions sur le commerce mondial.

Ces éléments pris en compte, la croissance en France à ce jour est toujours positive avec des prévisions trimestrielles selon l’Insee de +0,1 % pour le T3 et de +0,2 % pour le T4 et une prévision annuelle de +0,9% pour 2023. Rexecode prévoit +0,4% pour 2024.

Une chose est désormais acquise : à ce jour, « réussir » une année 2024 neutre en volume d’activité serait une grande satisfaction pour un grand nombre d’adhérents, toutes professions confondues.

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Une conjoncture difficile à lire

Comme prévu, le premier semestre s’est globalement plutôt bien passé pour les professions d’ARTEMA, les chiffres d’affaires en valeur sont corrects voire satisfaisants en cumul sur la période. Mais le « jusqu’ici tout va bien » répété au premier trimestre n’est malheureusement plus de mise au second trimestre. Car, comme attendu, les nouvelles commandes n’approvisionnent plus autant les carnets qui commencent à fondre. Les entreprises « mangent » leur carnet. Cette fonte du carnet (courbe verte) peut s’observer de manière spectaculaire en mai sur l’indicateur global ARTEMA.  En juin, le carnet remonte un peu. Ce sentiment sur les commandes est général, il est plus ou moins qualifié d’inquiétant suivant son ampleur qui peut différer grandement même entre deux entreprises au sein d’une même profession.

Le vocabulaire utilisé par les industriels est significatif, et demeure plutôt, dans la minoration. Alors que plusieurs indicateurs chiffrés annoncent des -10% -15% en mai et en juin sur les nouvelles commandes, les acteurs parlent « d’érosion », de « ralentissement », de « décélération » et très rarement de « baisse », de « chute ou encore moins de « crise ». Cette tendance qui pourrait apparaître comme anecdotique amène à souligner certains points et à relativiser le phénomène :

  • La crise sanitaire, les rattrapages violents de 2022, les différents effets « commandes de précaution» pour se prémunir, selon les périodes, des hausses de prix, des pénuries sur les pièces, ou pour sauvegarder des délais de livraisons, ont brouillé les repères. L’analyse par rapport aux chiffres devient impossible et les repères sautent.
  • L’effet base de comparaison pour les commandes est souvent sous-estimé, l’année 2022 ayant été une très bonne année.
  • Plusieurs professions en négatif comparés à 2022 sont actuellement toujours positives comparé au premier semestre de… 2019.

En résumé, les industriels s’interrogent. Ils partagent une inquiétude mesurée mais restent éloignés de tout catastrophisme. Le plus important est de savoir si cette décrue des commandes restera ponctuelle et cantonnée à quelques mois ou si elle est annonciatrice d’un prochain cycle à la baisse. Il faudra attendre le mois d’octobre pour appréhender la conjoncture plus clairement.

De légers nuages sur les secteurs

Les différents secteurs clients résistent plutôt bien, mais beaucoup sont un peu moins dynamiques comme l’agroalimentaire, l’oil, les machines de production, la robotique, les mines et carrières. L’aéronautique, le gaz, les agroéquipements, la cosmétique, le médical, l’électronique restent solides.

L’automobile a retrouvé un bon niveau d’activité. Les travaux publics sont à la peine. Le bâtiment neuf traverse une passe très difficile et ne peut compter que sur l’entretien-rénovation (environ 50% de l’activité bâtiment de nos professions) pour ne pas sombrer.

Les soucis habituels qui font maintenant partie du quotidien : approvisionnement, délais de livraison restent prégnants bien qu’atténués.

Les difficultés de recrutement s’ajoutent aux soucis du quotidien et commencent même à peser sur l’activité pour certains et de nombreux postes restent vacants.  Les exigences accrues des candidats, le faible niveau d’anglais et l’appétence moindre à la mobilité sont les principaux freins à l’embauche.

Une inflation moins forte attendue et une attention particulière portée sur l’Allemagne

L’inflation ralentit, en juin, elle était en dessous des 5% à 4,5% (IPC).

Portée directement par l’énergie, il y a quelques mois, elle est maintenant menée par les prix de l’alimentaire (+14% en juin) et devrait pour les prochains mois, selon les prévisionnistes, être relayée par la hausse des prix des services.

Premier pays client de l’industrie mécanique française, la situation économique de l’Allemagne est également l’objet de toutes les attentions. En juin selon l’IFO, les prévisions des entreprises allemandes de l’industrie manufacturière atteignaient leur plus bas niveau depuis novembre 2022.

Les tensions géopolitiques restent présentes. La guerre entre la Russie et l’Ukraine continue et ses implications économiques compliquent toujours les relations commerciales.

Dans ce contexte toujours difficile, le moral des entreprises reste plutôt préservé. Les prévisions 2023 sont positives en valeur en raison de l’effet prix. En volume, une année étale satisferait la plupart de nos professions.

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L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.
Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

La conjoncture résiste toujours et offre un bon 1er trimestre 2023

Présentes dans toutes les machines industrielles ou mobiles, et dans tous les moyens de transport, les professions d’ARTEMA – l’organisation professionnelle des industriels de la Mécatronique – maintiennent le cap pour le 1er trimestre 2023.

L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.  Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

Mois après mois, dans un contexte d’extrême prudence, la conjoncture reste toujours convenable pour l’ensemble des professions. Elle souffle même une brise bienvenue de légèreté dans l’atmosphère d’inquiétude ambiante.

Pour l’ensemble des professions, le 1er trimestre montre une belle croissance générale des chiffres d’affaires parfois même à deux chiffres. Certes, cette évolution ne représente pas toujours l’activité pure car elle doit une partie de sa croissance aux hausses de prix généralisées et à des carnets de commande hérités de 2022. Mais elle reste bonne à prendre pour l’ensemble des acteurs.

L’indicateur global ARTEMA reste bien positionné à la fin du mois de mars dans une dynamique de croissance pour les facturations comme pour les prévisions pour les trois prochains mois.

C’est une bonne nouvelle qui ouvre vers un peu plus d’optimisme. Un léger regain d’espoir encouragé par une poursuite de la relative baisse des prix des matières, des coûts et d’une petite amélioration des conditions d’approvisionnement. Le manque de disponibilité de certaines pièces reste néanmoins problématique et bloque encore de nombreux projets.

La nouvelle un peu moins réjouissante, vient de la courbe verte du carnet de commandes qui baisse inexorablement. L’essoufflement des nouvelles commandes qui se ressentait déjà à la fin de l’année dernière chez certains adhérents est très lisible en chiffres avec une baisse nette des commandes dans plusieurs professions pour le mois de mars. Il est vrai que la base de comparaison haute doit être prise en compte car il y a eu beaucoup de commandes en 2022. C’est quand même un signal négatif car le carnet moins garni jouera de moins en moins, dans le futur, son rôle d’amortisseur des fluctuations d’activités sur le chiffre d’affaires.

La plupart des secteurs clients restent solides. L’agroalimentaire comme le machinisme agricole sont désormais loin de l’euphorie et de leur « Plus haut » mais gardent un niveau au moins correct. Même l’automobile réalise un bon 1er trimestre 2023 comparé à 2022. Mais on est loin des niveaux de 2019.

Le contexte macroéconomique s’ancre dans l’instabilité.
L’inflation qui devrait avoisiner les 5% sur l’année n’est plus directement menée par les prix de l’énergie mais par l’augmentation des prix des services et par les coûts des dépenses quotidiennes comme l’alimentaire : les prix des denrées ayant augmenté en grande partie à cause du coût de l’énergie.

La confiance des ménages dans la situation économique reste dégradée et devrait le rester pour le 2ème trimestre. Pour le 1er trimestre la consommation alimentaire par habitant a atteint son plus bas niveau depuis 1987.

Maintes fois crainte, attendue depuis longtemps, la déferlante de redressements judiciaires des entreprises n’est pas encore arrivée mais les défaillances augmentent de mois en mois sans être encore supérieures au niveau moyen pré-pandémique. La santé financière de beaucoup d’entreprises demeure une épée de Damoclès avec les conséquences attendues en dominos, pour toute la chaîne clients-fournisseurs.

Les tensions géopolitiques sont encore très fortes. La guerre entre la Russie et l’Ukraine perdure. L’investissement direct à l’étranger se renforce entre pays « amis ».

L’export marche bien pour les industriels mais les sanctions de l’UE contre la Russie bloquent des projets parfois très intéressants.

Au final, les industriels traitent l’activité au jour le jour dans une visibilité très restreinte et restent prudents malgré des chiffres actuels qui dans un autre contexte macroéconomique et géopolitique les laisseraient plutôt satisfaits. Le premier trimestre s’est mieux passé qu’attendu en raison des confortables carnets de commandes qui devraient être moins garnis dans les prochains mois. Les vraies questions se posent pour le 2ème semestre même si les prévisions, en valeur, de l’ensemble des professions restent positives pour l’année à ce jour.

 Achevé de rédiger le 15 mai 2023

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Une participation record sur le village ARTEMA de GLOBAL INDUSTRIE 2023

Le village mécatronique ARTEMA, un incontournable de l’univers SMART : digitalisation, automatisation et mécatronique du salon

Partenaire historique du salon, ARTEMA est aussi un exposant indissociable de l’univers des technologies intelligentes du salon au vu des composants, solutions et systèmes de haute technologie proposés par ses adhérents.

En 2023, c’est un village de 300m² (1G39) qui vous attend avec :

  • 18 co-exposants
  • 7 professions représentées chez ARTEMA, la Mécatronique étant le dénominateur commun de toutes, on y retrouvera les adhérents en :
    • Etanchéité industrielle : Latty International
    • Fixations : HBP (Secam)
    • Roulements: ADR
    • Transmissions hydrauliques: KTR, MP Filtri, SUCO VSE, Voith Turbo,
    • Transmissions mécaniques: Flender, KTR, Mayr, Merger, SEW USOCOME, SIAM-RINGSPANN, SUCO VSE,
    • Transmissions pneumatiques: Camozzi automation, Delta Equipement, Direktin, Norgren SAS, OI technologies,
    • Et officiellement un nouvel adhérent de 2023 en fabrication spéciale de haute précision : Precirex technologies

Autres adhérents ARTEMA présents sur Global Industrie :

Association Ouvrière des Compagnons du devoir et du Tour de France (6M46) – Böllhoff Otalu (4C170) – Bosch Rexroth (2K99) – Bossard France (6J45) – Festo (2Q103) – HellermannTyton (2R114) – Lisi avec sa filiale Rotor Clip Company (4C179) – Maurin Fixations (4H173) – Stäubli (4E184) – Trelleborg Sealing solutions (3A108) – Ugivis (6E120)

Plusieurs temps forts et une thématique de salon en adéquation avec les implications d’ARTEMA

Avec comme thème principal pour cette édition 2023 : l’Industrie se mobilise dans diverses transitions qu’elles soient écologiques, énergétiques, sociétales, liées aux métiers ou aux relocalisations, ARTEMA répond particulièrement à deux typologies de transition avec ses actions.

Sur les transitions énergétiques-environnementales, ARTEMA et ses adhérents sont force de proposition et s’investissent dans cette thématique depuis de nombreuses années : la commission environnement a vu le jour en 1994. Parmi les opérations, on peut citer :

  • L’économie circulaire avec : un combat fleuve en faveur du recyclage des briquettes de meulures de rectification des roulements, les centres de réparation et de maintenance de plusieurs adhérents…
  • L’efficacité énergétique :
    • des transmissions pneumatiques avec :
      • le guide de bonnes pratiques performance énergétique des transmissions pneumatiques (réédité en 2020),
      • un partenariat avec Direktin, logiciel collaboratif pour la conception de circuits pneumatiques et d’air comprimé efficaces
      • 2 fiches CEE (Certificat d’Economie d’Energie) pour améliorer l’efficacité énergétique des transmissions pneumatiques : l’une en attente de publication, l’autre en cours d’élaboration avec l’ATEE
    • des transmissions hydrauliques avec :
      • 2 fiches CEE visant à équiper les engins mobiles à moteur thermique d’un dispositif « Stop & start » hydraulique pour véhicules agricoles (AGRI-EQ-105 publiée en 2018) et pour les engins mobiles non routiers (TRA-EQ-122 publiée en 2020)
    • L’accompagnement permanent des adhérents par une veille active et concrète des textes français et européens en lien avec la FIM, dont ARTEMA est l’un des principaux membres.

Autre sous-thématique en phase avec les missions d’ARTEMA : la promotion des (nouveaux) métiers.
Toute l’année ARTEMA s’engage fortement à ce que les référentiels de formation des professions de ses adhérents soient en adéquation avec leurs besoins pour les recrutements futurs. La digitalisation des postes de travail accélérant grandement cette mutation dans les métiers d’opérateur notamment, il est fondamental que les jeunes acquièrent de nouvelles compétences. ARTEMA s’y attèle en développant constamment son partenariat avec des écoles associées.

ARTEMA participe au dispositif GI Avenir mis en place par le salon. Des enseignants, étudiants, demandeurs d’emploi ou personnes en réorientation professionnelle seront accueillis sur l’espace ARTEMA signalé dans un parcours. Des offres d’emploi, de stages, d’alternance des adhérents seront à leur disposition.

Mercredi 8 mars sur l’espace ARTEMA :

  • 12h45 : Rencontre avec ARTEMA diffusée en direct de l’espace ARTEMA sur une des chaînes du salon : GI channels, interviews de Laurence Chérillat, déléguée générale d’ARTEMA et de François Liotard, président d’ARTEMA. Les questions aborderont les 2 thématiques évoquées : environnement et nouveaux métiers ainsi que les ambitions d’ARTEMA pour 2023.
  • À 17h : Cocktail ARTEMA, l’occasion d’échanger avec les co-exposants présents, les adhérents, partenaires et invités de passage.

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Communiqué de presse : 2022 se termine bien mais le pessimisme pour l’avenir gagne du terrain

Présentes dans toutes les machines industrielles ou mobiles, et dans tous les moyens de transport, les professions d’ARTEMA – l’organisation professionnelle des industriels de la Mécatronique- réalisent un meilleur 4ème trimestre 2022 que prévu mais s’inquiètent pour les commandes des prochains mois particulièrement au-delà du premier semestre.

Le 4ème trimestre 2022 aura finalement bien résisté et clôture une belle année 2022, riche en expériences. Les chiffres sont bien là et plutôt bons. La progression du chiffre d’affaires global des professions d’ARTEMA devrait être significative. Une performance qui doit être à relativiser car nourrie par les augmentations de prix qui peuvent masquer selon les professions une stabilité voire une très légère baisse de l’activité en volume.
Avec un jour ouvré de moins que l’année dernière sur le trimestre, l’Indicateur global ARTEMA reste à un bon niveau de facturation et résiste pour le carnet de commandes. Les transmissions hydrauliques et pneumatiques malgré une certaine érosion des commandes maintiennent de bons carnets de commandes. Les transmissions mécaniques restent solides.
Au niveau des secteurs utilisateurs malgré un sursaut automnal, l’automobile recule encore (-8% en 2022 en immatriculations pour les VP) et laisse définitivement derrière elle les niveaux de 2019 (-30% pour 2022/2019) sans beaucoup d’espoir de les rattraper prochainement. Même si le 1er trimestre 2023 s’annonce meilleur avec des immatriculations en hausse de 8% en janvier et si les carnets de commandes des constructeurs sont plutôt bons, les problèmes d’approvisionnement de semi-conducteurs vont perdurer et risquent encore d’impacter la production automobile en 2023.
Le secteur aéronautique est bien reparti en 2022, et 2023 s’annonce comme une bonne année pour nos professions présentes sur ce segment d’activité.
L’Industrie confirme une bonne activité dans l’ensemble : le secteur des machines de production se maintient même si des interrogations apparaissent pour les investissements futurs ; le machinisme agricole reste dans une conjoncture favorable et promet un premier semestre déjà garanti. Les équipements pour le BTP et la manutention conservent également des carnets bien garnis.

Un tel bilan globalement positif devrait apporter un minimum de sérénité mais il n’en n’est rien.

Un pessimisme exacerbé par l’ambiance générale

Aujourd’hui, les indicateurs d’incertitude restent hauts, l’inquiétude perdure et la visibilité se fige au bord du premier semestre. Plusieurs raisons expliquent un contexte fortement anxiogène :

  • Tout d’abord, la croissance du chiffre d’affaires peut parfois apparaître comme artificielle, gonflée par les hausses de prix et non engendrée par une véritable croissance de l’activité.
  • D’autres raisons laissent un goût amer aux industriels, en majorité « plus pessimistes que leurs chiffres » : l’inflation généralisée, les pénuries de matières premières et de composants toujours présentes, la hausse de la facture énergétique (très pénalisante pour de nombreux secteurs de la mécanique) et le recrutement très difficile.
  • À toutes ces causes se juxtaposent les inquiétudes internationales, conflit Ukraine/ Russie, ralentissement de l’Allemagne, crise immobilière en Chine…
  • L’anxiété crée l’anxiété : les prévisions macroéconomiques plutôt pessimistes de ces derniers mois alimentent la morosité, passent de la macroéconomie à la microéconomie et n’arrangent rien au niveau du moral des entreprises ou des ménages.
  • La consommation, l’investissement restent des variables plus sensibles que jamais au contexte extérieur et jouent un rôle d’amplificateur dans un sens ou dans un autre.

Depuis quelques semaines, dans un océan de pessimisme souffle une brise d’optimisme avec l’apparition de nouvelles prévisions de croissance 2023 révisées à la hausse notamment celles du FMI pour le Monde (+2,9%) et pour la France (+0,7%). La commission européenne voit elle, la croissance française cette année à +0,6% contre 0,4% en octobre 2022. Toutes ces nouvelles perspectives créent un impact positif sur le moral. Bien entendu, une grande prudence accompagne toute bonne nouvelle, telle la croissance « faiblement positive » prévue par le Gouverneur de la Banque de France début décembre 2022.
D’ailleurs, les visions sombres pour 2023 pour l’Allemagne, avec des « Allemagne : Récession imminente ! » titrées dans les médias se sont adoucies également en décembre, l’IFO prévoyant finalement une quasi stabilité à -0,1%.

Au final, malgré les carnets qui restent fournis, les prévisions pour les prochains mois de nos professions, représentées par la courbe rouge, plongent en zone négative dans l’Indicateur Global pour la première fois depuis décembre 2020. Elles absorbent sûrement une part de toutes les inquiétudes ambiantes. Un signal à ne pas prendre à la légère mais à mettre aussi en perspective. Les prévisions 2023 des professions se situent en effet entre 0 et +5% en valeur comparée à une bonne année 2022. Oui, certaines professions s’attendent, donc, compte tenu de l’inflation, à des baisses en volumes. Pour tout le monde une année étale (en volume) serait donc déjà un bel accomplissement.

Rédigé le 13 février 2023.

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L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.

Il compte environ 100 répondants chaque mois.

ARTEMA démarre 2023 avec un nouveau président et un bureau renouvelé

Sont élus pour 3 ans :

Nouveau Président d’ARTEMA

François Liotard, actuel Directeur Général LISI AUTOMOTIVE (Fixations)
Ancien Directeur de la stratégie chez LISI AUTOMOTIVE
Autres mandats en cours :

      •  – Vice-Président de la FIM
      • –  Président du groupement de marché automobile de la FIM
      • –  Trésorier de la PFA et représentant des fournisseurs de composants au conseil des Présidents de la PFA

« Mon ambition : servir et défendre les intérêts des industriels adhérents d’ARTEMA, promouvoir la mécatronique pour attirer des talents. » F. Liotard

Nouveau Vice-Président

Pascal Gutton, actuel Directeur Général de CAMOZZI automation (transmissions pneumatiques)
Ancien directeur commercial chez SMC et ingénieur des ventes chez NORGREN

« Je souhaite que ma valeur ajoutée soit bâtie sur 3 piliers : mes connaissances professionnelles dans la gestion d’entreprise, la représentation des PME et l’esprit de groupe qui m’anime au quotidien. » P. Gutton

 

 

Nouveau Trésorier

Jean-Luc Le Moal, actuel Country Strategic Business Support & Development manager chez SKF (roulements)
Anciennement dans la finance d’entreprise (Deloitte, Graines CLAUSE, Schlumberger Industries, Thorn Europhane, Groupe Poliet, Groupe Saint Gobain)

Jean-Luc Le Moal a la « conviction profonde de l’importance de l’industrie pour la puissance globale d’une nation. ». Il a cœur la « Défense et promotion de l’industrie française ».

 

Nouveaux membres du bureau ARTEMA

Eric Malavasi, Directeur Business Unit Industrie OEM et AFT (EMEA) et membre du Comex chez NTN-SNR (Roulements)
Ancien Chief Operating Officer USA chez TIVOLY, Directeur de Achats, Président et Directeur Général de TRIPLEX SAS et Directeur de la Business Unit « Grande Distribution » pour les marchés du Bricolage et de l’Alimentaire.
Autre mandat en cours : administrateur FEBMA
« Je souhaite participer plus en amont aux décisions et orientations concernant l’organisation professionnelle ARTEMA afin d’en faire un outil toujours plus performant pour ses adhérents. » E. Malavasi

 

Mathieu Bruel, Directeur commercial et étude Industrie chez SCHAEFFLER France (Roulements)
Anciennement chez SCHAEFFLER group : Ingénieur d’application en Allemagne, expert technique en Asie et engagé dans des fonctions commerciales à son retour en France.
« Fort du constat de la richesse des actions d’ARTEMA ces 5 dernières années, j’ai souhaité faire partie du bureau d’ARTEMA pour prendre une part plus active à la vie de notre organisation professionnelle, et aider l’équipe dirigeante à conduire les actions pour le développement de nos métiers. » M. Bruel

 

Autre membre du bureau ARTEMA

Nathalie Priol, Responsable Marketing et Communication chez LATTY INTERNATIONAL (étanchéité)
Anciennement Responsable marketing chez SUPRATEC, Responsable Administration des ventes – Service Clients chez NORELEM, Technico-commercial chez ENERPAC.

« Faire partie du bureau, participer aux décisions et orientations d’ARTEMA, qui aident et soutiennent nos entreprises au quotidien, est un privilège. » N. Priol

 

Le nouveau bureau salue chaleureusement le travail réalisé durant ces 3 dernières années par l’équipe sortante : Thierry Constantin (Vice-Président), Pierre Laguionie (Trésorier) et en particulier le Président d’ARTEMA jusqu’en 2022 : Jean-Claude REVERDELL.

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L’Indicateur Global ARTEMA s’offre un bon 3ème trimestre mais se prépare à des mois difficiles

Avec le même nombre de jours ouvrés que l’année dernière, l’Indicateur global ARTEMA a bien résisté pendant le troisième trimestre avec une reprise des facturations due en grande partie au secteur Automobile qui a vu ses immatriculations repartir en zone positive par rapport à la même période de 2021. Cependant, ce marché reste morose et le niveau de 2019 reste un lointain souvenir.

L’Industrie hors automobile se porte bien dans l’ensemble. Certaines professions ont observé un été plutôt calme mais sans inversion de tendance. Les commandes étaient moins nombreuses mais toujours là. Le mois de septembre a confirmé cette tendance.

Le carnet reste toujours solide, mais moins garni qu’au printemps. Pour beaucoup, l’année calendaire est déjà faite et sauf catastrophe, 2022 s’annonce positive, en valeur, pour l’ensemble des professions, en raison de carnets de commandes qui ont été bien garnis en 2021 et sur la 1ère partie de l’année.
Mais l’avenir s’assombrit : les soucis de matières, de pénuries de produits chez les clients engendrent parfois de lourdes conséquences. Pour une pièce (parfois même très petite et peu coûteuse) qui manque et plus particulièrement les semi-conducteurs, les clients ne peuvent livrer leurs machines et donc reportent leurs commandes aux fabricants de composants.
Mais le pire est ailleurs, un cataclysme énergétique et financier se profile à l’horizon.
La hausse du prix du gaz et de l’énergie en général induit une multiplication des factures énergétiques par 4 ou même par 7 chez nombre d’industriels, en particulier pour ceux qui intègrent du traitement thermique (opération indispensable pour nos professions). Les filières amont de nos professions : forge, fonderie, sidérurgie, traitement de surface… et toutes les industries fortement consommatrices d’énergie se voient menacées dans leur existence même et risquent d’être obligées d’arrêter leur production.

Autres indicateurs préoccupants : l’Allemagne qui est le principal pays client de la France s’attend à une récession imminente.
La Chine, elle, traverse une crise immobilière et peine à recruter, sans compter la reprise des confinements dans certaines zones. Les révisions à la baisse des prévisions de croissance du pays s’enchainent.

De manière générale, l’économie mondiale change. L’inflation mondiale est bien présente, les crises des matières premières et les différentes pénuries, les conséquences du conflit en Ukraine, ont été des éléments qui ont incité les banques centrales à remonter leurs taux, ce qui conduit notamment de manière automatique à faire baisser les marchés financiers.

Dans ce contexte de plus en plus fébrile, terreau fertile pour de nouvelles crises, les prévisions deviennent de plus en plus difficiles. Les professions ressentent toutes cette inquiétude générale, notamment pour le 2ème semestre 2023 mais à ce jour l’activité reste, tant au niveau des chiffres que des carnets, relativement correcte.

Achevé de rédiger le 26 octobre 2022 par Grégoire Hauseux

L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008. Il compte environ 100 répondants chaque mois.

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Nouveau responsable technique chez ARTEMA

Un parcours remarqué chez ARTEMA pour l’expert technique sortant

Depuis mars 2009, Olivier Cloarec consacrait son expertise à la défense et la valorisation des professions d’ARTEMA spécialisées dans la transmission de puissance, l’étanchéité, les roulements, les guidages linéaires et leur technologie commune : la Mécatronique.

Après plus de 13 ans d’activité à ce poste, il en sort avec des réalisations remarquées notamment :

Une expertise dans les domaines de la normalisation, de la transition écologique, de la veille réglementaire et technologique qui a été saluée par ses pairs, adhérents et partenaires d’ARTEMA lors de son départ le 1er septembre 2022.

 

Maintenant un nouveau responsable technique aguerri aux différents secteurs d’application 

Alexandre Badev

ARTEMA a intégré Alexandre Badev, docteur – ingénieur en génie des matériaux et procédés, il a 15 ans d’expérience en qualité de chef de projets dans des secteurs de pointe (aéronautique, agroalimentaire, automobile, biomédical, électronique…).

En tant que Responsable technique d’ARTEMA :

  • Il assurera des missions de coordination et de développement de l’activité de l’organisation professionnelle dans les domaines techniques, réglementaires et normatifs selon les orientations définies pas ses instances dirigeantes, son Conseil d’Administration et son Président.
  • Il assurera aux entreprises adhérentes une information technique, réglementaire et normative adaptée à leurs métiers.
  • Il apportera les outils et informations nécessaires pour leur permettre de prendre des positions professionnelles.
  • Il assistera les différentes instances techniques d’ARTEMA et leurs Présidents et/ou Rapporteurs dans le cadre de leurs missions.
  • Il assistera les professions à la mise en place d’actions collectives en matière de R & D et en matière réglementaire.
  • Il animera la commission mécatronique.

Pour cela, il s’appuiera sur le réseau ARTEMA :

  • La FIM à laquelle est affiliée ARTEMA en France
  • L’UNM, l’AFNOR, le CEN et l’ISO pour la normalisation
  • Le CETIM et les laboratoires des écoles partenaires d’ARTEMA pour les actions collectives techniques
  • Les commissions ou GT techniques des professions d’ARTEMA
  • Nos Comités Européens spécifiques …

 

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Malgré un jour ouvré de moins en juin, l’indicateur global ARTEMA fait de la résistance – trimestre 2/2022

Les perspectives à 3 mois repartent à la hausse, en revanche l’activité du mois de juin (avec un jour de moins en 2022 par rapport à 2021) recule légèrement et les carnets de commandes se tassent un peu.
Des contraintes pèsent toujours sur nos industriels : pénurie de composants électroniques, hausse des coûts en particulier ceux de l’énergie mais aussi difficultés de recrutement.
Côté secteurs clients, nos professions constatent une légère amélioration pour l’automobile, une accélération de l’aéronautique, une bonne dynamique pour l’Industrie et une certaine stabilité pour le bâtiment.

Comme souvent, le mois de septembre sera important pour connaître l’orientation définitive de l’année 2022 et l’impact éventuel du contexte économique et géopolitique général sur nos professions.

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