La conjoncture résiste toujours et offre un bon 1er trimestre 2023

Présentes dans toutes les machines industrielles ou mobiles, et dans tous les moyens de transport, les professions d’ARTEMA – l’organisation professionnelle des industriels de la Mécatronique – maintiennent le cap pour le 1er trimestre 2023.

L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.  Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

Mois après mois, dans un contexte d’extrême prudence, la conjoncture reste toujours convenable pour l’ensemble des professions. Elle souffle même une brise bienvenue de légèreté dans l’atmosphère d’inquiétude ambiante.

Pour l’ensemble des professions, le 1er trimestre montre une belle croissance générale des chiffres d’affaires parfois même à deux chiffres. Certes, cette évolution ne représente pas toujours l’activité pure car elle doit une partie de sa croissance aux hausses de prix généralisées et à des carnets de commande hérités de 2022. Mais elle reste bonne à prendre pour l’ensemble des acteurs.

L’indicateur global ARTEMA reste bien positionné à la fin du mois de mars dans une dynamique de croissance pour les facturations comme pour les prévisions pour les trois prochains mois.

C’est une bonne nouvelle qui ouvre vers un peu plus d’optimisme. Un léger regain d’espoir encouragé par une poursuite de la relative baisse des prix des matières, des coûts et d’une petite amélioration des conditions d’approvisionnement. Le manque de disponibilité de certaines pièces reste néanmoins problématique et bloque encore de nombreux projets.

La nouvelle un peu moins réjouissante, vient de la courbe verte du carnet de commandes qui baisse inexorablement. L’essoufflement des nouvelles commandes qui se ressentait déjà à la fin de l’année dernière chez certains adhérents est très lisible en chiffres avec une baisse nette des commandes dans plusieurs professions pour le mois de mars. Il est vrai que la base de comparaison haute doit être prise en compte car il y a eu beaucoup de commandes en 2022. C’est quand même un signal négatif car le carnet moins garni jouera de moins en moins, dans le futur, son rôle d’amortisseur des fluctuations d’activités sur le chiffre d’affaires.

La plupart des secteurs clients restent solides. L’agroalimentaire comme le machinisme agricole sont désormais loin de l’euphorie et de leur « Plus haut » mais gardent un niveau au moins correct. Même l’automobile réalise un bon 1er trimestre 2023 comparé à 2022. Mais on est loin des niveaux de 2019.

Le contexte macroéconomique s’ancre dans l’instabilité.
L’inflation qui devrait avoisiner les 5% sur l’année n’est plus directement menée par les prix de l’énergie mais par l’augmentation des prix des services et par les coûts des dépenses quotidiennes comme l’alimentaire : les prix des denrées ayant augmenté en grande partie à cause du coût de l’énergie.

La confiance des ménages dans la situation économique reste dégradée et devrait le rester pour le 2ème trimestre. Pour le 1er trimestre la consommation alimentaire par habitant a atteint son plus bas niveau depuis 1987.

Maintes fois crainte, attendue depuis longtemps, la déferlante de redressements judiciaires des entreprises n’est pas encore arrivée mais les défaillances augmentent de mois en mois sans être encore supérieures au niveau moyen pré-pandémique. La santé financière de beaucoup d’entreprises demeure une épée de Damoclès avec les conséquences attendues en dominos, pour toute la chaîne clients-fournisseurs.

Les tensions géopolitiques sont encore très fortes. La guerre entre la Russie et l’Ukraine perdure. L’investissement direct à l’étranger se renforce entre pays « amis ».

L’export marche bien pour les industriels mais les sanctions de l’UE contre la Russie bloquent des projets parfois très intéressants.

Au final, les industriels traitent l’activité au jour le jour dans une visibilité très restreinte et restent prudents malgré des chiffres actuels qui dans un autre contexte macroéconomique et géopolitique les laisseraient plutôt satisfaits. Le premier trimestre s’est mieux passé qu’attendu en raison des confortables carnets de commandes qui devraient être moins garnis dans les prochains mois. Les vraies questions se posent pour le 2ème semestre même si les prévisions, en valeur, de l’ensemble des professions restent positives pour l’année à ce jour.

 Achevé de rédiger le 15 mai 2023

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Communiqué de presse : 2022 se termine bien mais le pessimisme pour l’avenir gagne du terrain

Présentes dans toutes les machines industrielles ou mobiles, et dans tous les moyens de transport, les professions d’ARTEMA – l’organisation professionnelle des industriels de la Mécatronique- réalisent un meilleur 4ème trimestre 2022 que prévu mais s’inquiètent pour les commandes des prochains mois particulièrement au-delà du premier semestre.

Le 4ème trimestre 2022 aura finalement bien résisté et clôture une belle année 2022, riche en expériences. Les chiffres sont bien là et plutôt bons. La progression du chiffre d’affaires global des professions d’ARTEMA devrait être significative. Une performance qui doit être à relativiser car nourrie par les augmentations de prix qui peuvent masquer selon les professions une stabilité voire une très légère baisse de l’activité en volume.
Avec un jour ouvré de moins que l’année dernière sur le trimestre, l’Indicateur global ARTEMA reste à un bon niveau de facturation et résiste pour le carnet de commandes. Les transmissions hydrauliques et pneumatiques malgré une certaine érosion des commandes maintiennent de bons carnets de commandes. Les transmissions mécaniques restent solides.
Au niveau des secteurs utilisateurs malgré un sursaut automnal, l’automobile recule encore (-8% en 2022 en immatriculations pour les VP) et laisse définitivement derrière elle les niveaux de 2019 (-30% pour 2022/2019) sans beaucoup d’espoir de les rattraper prochainement. Même si le 1er trimestre 2023 s’annonce meilleur avec des immatriculations en hausse de 8% en janvier et si les carnets de commandes des constructeurs sont plutôt bons, les problèmes d’approvisionnement de semi-conducteurs vont perdurer et risquent encore d’impacter la production automobile en 2023.
Le secteur aéronautique est bien reparti en 2022, et 2023 s’annonce comme une bonne année pour nos professions présentes sur ce segment d’activité.
L’Industrie confirme une bonne activité dans l’ensemble : le secteur des machines de production se maintient même si des interrogations apparaissent pour les investissements futurs ; le machinisme agricole reste dans une conjoncture favorable et promet un premier semestre déjà garanti. Les équipements pour le BTP et la manutention conservent également des carnets bien garnis.

Un tel bilan globalement positif devrait apporter un minimum de sérénité mais il n’en n’est rien.

Un pessimisme exacerbé par l’ambiance générale

Aujourd’hui, les indicateurs d’incertitude restent hauts, l’inquiétude perdure et la visibilité se fige au bord du premier semestre. Plusieurs raisons expliquent un contexte fortement anxiogène :

  • Tout d’abord, la croissance du chiffre d’affaires peut parfois apparaître comme artificielle, gonflée par les hausses de prix et non engendrée par une véritable croissance de l’activité.
  • D’autres raisons laissent un goût amer aux industriels, en majorité « plus pessimistes que leurs chiffres » : l’inflation généralisée, les pénuries de matières premières et de composants toujours présentes, la hausse de la facture énergétique (très pénalisante pour de nombreux secteurs de la mécanique) et le recrutement très difficile.
  • À toutes ces causes se juxtaposent les inquiétudes internationales, conflit Ukraine/ Russie, ralentissement de l’Allemagne, crise immobilière en Chine…
  • L’anxiété crée l’anxiété : les prévisions macroéconomiques plutôt pessimistes de ces derniers mois alimentent la morosité, passent de la macroéconomie à la microéconomie et n’arrangent rien au niveau du moral des entreprises ou des ménages.
  • La consommation, l’investissement restent des variables plus sensibles que jamais au contexte extérieur et jouent un rôle d’amplificateur dans un sens ou dans un autre.

Depuis quelques semaines, dans un océan de pessimisme souffle une brise d’optimisme avec l’apparition de nouvelles prévisions de croissance 2023 révisées à la hausse notamment celles du FMI pour le Monde (+2,9%) et pour la France (+0,7%). La commission européenne voit elle, la croissance française cette année à +0,6% contre 0,4% en octobre 2022. Toutes ces nouvelles perspectives créent un impact positif sur le moral. Bien entendu, une grande prudence accompagne toute bonne nouvelle, telle la croissance « faiblement positive » prévue par le Gouverneur de la Banque de France début décembre 2022.
D’ailleurs, les visions sombres pour 2023 pour l’Allemagne, avec des « Allemagne : Récession imminente ! » titrées dans les médias se sont adoucies également en décembre, l’IFO prévoyant finalement une quasi stabilité à -0,1%.

Au final, malgré les carnets qui restent fournis, les prévisions pour les prochains mois de nos professions, représentées par la courbe rouge, plongent en zone négative dans l’Indicateur Global pour la première fois depuis décembre 2020. Elles absorbent sûrement une part de toutes les inquiétudes ambiantes. Un signal à ne pas prendre à la légère mais à mettre aussi en perspective. Les prévisions 2023 des professions se situent en effet entre 0 et +5% en valeur comparée à une bonne année 2022. Oui, certaines professions s’attendent, donc, compte tenu de l’inflation, à des baisses en volumes. Pour tout le monde une année étale (en volume) serait donc déjà un bel accomplissement.

Rédigé le 13 février 2023.

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L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.

Il compte environ 100 répondants chaque mois.

L’Indicateur Global ARTEMA s’offre un bon 3ème trimestre mais se prépare à des mois difficiles

Avec le même nombre de jours ouvrés que l’année dernière, l’Indicateur global ARTEMA a bien résisté pendant le troisième trimestre avec une reprise des facturations due en grande partie au secteur Automobile qui a vu ses immatriculations repartir en zone positive par rapport à la même période de 2021. Cependant, ce marché reste morose et le niveau de 2019 reste un lointain souvenir.

L’Industrie hors automobile se porte bien dans l’ensemble. Certaines professions ont observé un été plutôt calme mais sans inversion de tendance. Les commandes étaient moins nombreuses mais toujours là. Le mois de septembre a confirmé cette tendance.

Le carnet reste toujours solide, mais moins garni qu’au printemps. Pour beaucoup, l’année calendaire est déjà faite et sauf catastrophe, 2022 s’annonce positive, en valeur, pour l’ensemble des professions, en raison de carnets de commandes qui ont été bien garnis en 2021 et sur la 1ère partie de l’année.
Mais l’avenir s’assombrit : les soucis de matières, de pénuries de produits chez les clients engendrent parfois de lourdes conséquences. Pour une pièce (parfois même très petite et peu coûteuse) qui manque et plus particulièrement les semi-conducteurs, les clients ne peuvent livrer leurs machines et donc reportent leurs commandes aux fabricants de composants.
Mais le pire est ailleurs, un cataclysme énergétique et financier se profile à l’horizon.
La hausse du prix du gaz et de l’énergie en général induit une multiplication des factures énergétiques par 4 ou même par 7 chez nombre d’industriels, en particulier pour ceux qui intègrent du traitement thermique (opération indispensable pour nos professions). Les filières amont de nos professions : forge, fonderie, sidérurgie, traitement de surface… et toutes les industries fortement consommatrices d’énergie se voient menacées dans leur existence même et risquent d’être obligées d’arrêter leur production.

Autres indicateurs préoccupants : l’Allemagne qui est le principal pays client de la France s’attend à une récession imminente.
La Chine, elle, traverse une crise immobilière et peine à recruter, sans compter la reprise des confinements dans certaines zones. Les révisions à la baisse des prévisions de croissance du pays s’enchainent.

De manière générale, l’économie mondiale change. L’inflation mondiale est bien présente, les crises des matières premières et les différentes pénuries, les conséquences du conflit en Ukraine, ont été des éléments qui ont incité les banques centrales à remonter leurs taux, ce qui conduit notamment de manière automatique à faire baisser les marchés financiers.

Dans ce contexte de plus en plus fébrile, terreau fertile pour de nouvelles crises, les prévisions deviennent de plus en plus difficiles. Les professions ressentent toutes cette inquiétude générale, notamment pour le 2ème semestre 2023 mais à ce jour l’activité reste, tant au niveau des chiffres que des carnets, relativement correcte.

Achevé de rédiger le 26 octobre 2022 par Grégoire Hauseux

L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008. Il compte environ 100 répondants chaque mois.

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Malgré un jour ouvré de moins en juin, l’indicateur global ARTEMA fait de la résistance – trimestre 2/2022

Les perspectives à 3 mois repartent à la hausse, en revanche l’activité du mois de juin (avec un jour de moins en 2022 par rapport à 2021) recule légèrement et les carnets de commandes se tassent un peu.
Des contraintes pèsent toujours sur nos industriels : pénurie de composants électroniques, hausse des coûts en particulier ceux de l’énergie mais aussi difficultés de recrutement.
Côté secteurs clients, nos professions constatent une légère amélioration pour l’automobile, une accélération de l’aéronautique, une bonne dynamique pour l’Industrie et une certaine stabilité pour le bâtiment.

Comme souvent, le mois de septembre sera important pour connaître l’orientation définitive de l’année 2022 et l’impact éventuel du contexte économique et géopolitique général sur nos professions.

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L’Indicateur Global ARTEMA : une tendance toujours positive au 1er trimestre 2022 pour nos professions

La conjoncture à fin mars offre une bonne surprise
Elle conserve un certain élan même si le rythme est moins fort qu’à la fin de l’année dernière. Alors même que la base de comparaison (le premier trimestre 2021) se rapproche de plus en plus du niveau d’avant crise, les facturations comme le carnet et les prévisions du 2ème trimestre campent en zone positive.

C’est un signal encourageant
Plusieurs professions dépassent clairement ce trimestre le niveau de 2019 pour les nouvelles commandes et se rapprochent du niveau d’avant crise pour le chiffre d’affaires France. De gros projets financièrement intéressants reviennent. Les secteurs dynamiques comme le machinisme agricole, l’agroalimentaire, le bâtiment, l’énergie et la plupart des secteurs industriels (machines textiles, machines d’emballage, machines spéciales…) gardent une conjoncture satisfaisante. L’aéronautique poursuit son rattrapage.
Comme au trimestre précédent ce sont les transmissions et systèmes hydrauliques, pneumatiques, mécaniques et mécatroniques qui enregistrent les plus fortes progressions, suivies par les roulements pour l’industrie, les fixations pour le bâtiment, et l’étanchéité pour l’énergie.
Une situation toujours correcte dans l’industrie (hors automobile) se confirme donc pour ce début d’année. Une grande prudence pour avril demeure, car le contexte mondial s’assombrit et un climat d’incertitude s’installe. Le FMI vient d’ailleurs de réviser à la baisse son estimation de croissance mondiale à 3,6 % en 2022.

Les approvisionnements restent très problématiques
L’adaptabilité, la résilience, et la bonne volonté de beaucoup d’acteurs ne peuvent résoudre les multiples problèmes liés aux pénuries. Les délais d’approvisionnement de certains aciers, de l’inox, de l’aluminium s’allongent et leurs coûts s’envolent tout comme ceux des ferrailles, des élastomères (caoutchouc, FFKM, FKM) du PTFE, des palettes, qui atteignent des sommets. Les problèmes déjà existants à la base, n’ont fait qu’empirer avec le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Les conséquences économiques de la guerre et les sanctions contre la Russie ont généré de nombreuses synergies négatives. L’envolée des prix du gaz a incité certaines fonderies et sidérurgie à réduire voire stopper leur production. Dans toute l’industrie, la recherche de pièces, cartes électroniques, semi-conducteurs, petits éléments d’interface homme-machine est un challenge permanent.
Depuis début mars et encore en avril, la pénurie de semi-conducteurs, de câbles et de faisceaux électriques atteint son paroxysme en causant des arrêts de chaines de production automobile en France et en Europe, parfois pendant plus de 10 jours. La situation dans l’automobile est malheureusement toujours aussi catastrophique et impacte tous les fournisseurs. Si on se base sur les immatriculations, le marché automobile réalise son pire trimestre depuis 40 ans.

Les hausses de prix en cascade affectent l’ensemble des acteurs, l’inflation est bien présente (4,8 % en avril). Dans les analyses des entreprises, il devient crucial dorénavant de bien différencier les évolutions de l’activité elle-même en volume des évolutions du chiffre d’affaires en valeur (avec les effets de la hausse des prix).

Au niveau mondial, l’incertitude sanitaire, est toujours présente, notamment avec la situation sanitaire dans le sud-est de la Chine. Les confinements de Shanghaï et Shenzhen, provoquent l’arrêt de nombreuses usines et font peser des risques sur tout le commerce international.

Dans un tel climat d’incertitude, les industriels restent dans une confiance prudente et envisagent une année positive. Une croissance de +5% comparée à une bonne année 2021 reste à envisager.

L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.  Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

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L’Indicateur Global ARTEMA termine l’année sur une hausse

À fin décembre, l’indicateur Global ARTEMA clôt l’année dans une dynamique de croissance.
Les facturations du mois comme les perspectives à trois mois et le carnet convergent ensemble vers un point situé en pleine zone positive. Un signal plutôt encourageant et cohérent avec un 4ème trimestre encore très positif (hors automobile).
Portées par des secteurs comme le machinisme agricole, l’agroalimentaire, le bâtiment, l’énergie et la plupart des secteurs industriels (machines textiles, machines d’emballage, machines spéciales…) les transmissions hydrauliques, pneumatiques et mécaniques enregistrent les plus fortes progressions, suivies par les roulements pour l’industrie, les fixations pour le bâtiment, et l’étanchéité pour l’énergie.
2021 est une année plutôt satisfaisante avec des commandes qui ont dépassé pour plusieurs professions le niveau de 2019. Ce n’est pas encore le cas pour les facturations sur le marché français, en particulier pour les professions qui fournissent majoritairement l’automobile et l’aéronautique (Roulements et Fixations).
Beaucoup d’énergie et de ressources sont mobilisées au quotidien pour dénouer les difficultés d’approvisionnements toujours tendues (semi-conducteurs, matières premières diverses, logistique internationale…).
Hélas, le problème des semi-conducteurs ne semble pas près de se résoudre : après avoir conduit à une année noire pour l’automobile en 2021, les incertitudes pour 2022 sont grandes et des difficultés apparues plus récemment touchent également l’ensemble des entreprises de la mécatronique qui incorporent des semi-conducteurs dans leur produits ainsi que leur clients OEM.
Pourtant, dans un climat d’incertitude sanitaire, de tensions inflationnistes fortes notamment avec la hausse de l’énergie, un certain optimisme demeure, soutenu par les investissements dans l’industrie.
Après une année 2021 favorable, 2022 est attendue en légère croissance par les industriels avec deux objectifs principaux : revenir au niveau d’avant crise pour ceux qui n’ont pu encore y parvenir et recruter les talents nécessaires à leur développement.

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L’indicateur Global Artema est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’Artema depuis le mois de janvier 2008. Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

L’Indicateur Global ARTEMA reste à un bon niveau au 2ème trimestre

L’Indicateur global ARTEMA se maintient à une bonne hauteur à fin juin 2021 malgré un léger décrochage dû à un effet de base. A partir de juin, la comparaison ne se fait plus par rapport à des mois dévastés liés au 1er confinement (mars à mai 2020) mais avec des mois de reprise progressive de l’activité (juin 2020).

La conjoncture pour l’ensemble des professions d’ARTEMA est jugée satisfaisante avec toujours de fortes disparités. Certaines professions rattraperont très probablement le niveau de 2019 avant la fin de l’année, d’autres visent plutôt 2022 pour y arriver. En mars 2021, c’est l’ensemble des professions, y compris les transmissions mécaniques, l’étanchéité, les roulements et les fixations « Industrie », qui voient leur conjoncture s’améliorer mais à des vitesses et des niveaux sensiblement différents.

Pour les transmission hydrauliques et pneumatiques, l’activité bat son plein, des records mensuels en commandes sont pulvérisés, ce qui augmente une fébrilité générale parfois déconcertante. Les chiffres d’affaires dignes de 2019 reviennent en juin, mais au niveau du semestre, l’écart subsiste avec le niveau d’avant la crise sanitaire. Les fixations bâtiment, les réducteurs et plus récemment les roulements pour l’industrie vivent également une conjoncture très dynamique. Les guidages linéaires réalisent un bon premier semestre 2021 mais restent encore loin de 2019.

Les secteurs des agroéquipements, de l’agroalimentaire, de la pharmacie, le médical, conservent toujours la tête des secteurs clients les plus actifs. L’aéronautique renaît peu à peu avec l’activité hélicoptère et de plus en plus de projets en moyens courriers. Le spatial se porte bien. Le secteur automobile accablé par les pénuries de semi-conducteurs retombe dans une période très difficile.

De manière globale, des projets existent, les carnets sont remplis et le 2ème semestre est vu plutôt favorablement. Une grande prudence demeure car la fébrilité générale des commandes est toujours à l’ordre du jour, certains clients font du surstockage, et la situation des matières premières et de l’approvisionnement notamment en composants électroniques restent des facteurs d’inquiétudes à surveiller de près.

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L’Indicateur Global ARTEMA rebondit au 1er trimestre

L’Indicateur global ARTEMA poursuit sa belle envolée en mars. Une vision graphiquement très encourageante mais qui doit être tempérée par le fait que la base de comparaison est basse. Le mois de mars 2020 (qui avait un jour ouvré de moins) correspondant au premier confinement, est synonyme d’une activité très réduite pour beaucoup d’entreprises.

En 2021, les transmissions hydrauliques et pneumatiques mènent toujours la tendance avec un gros mois de mars et des croissances à deux chiffres qui rendent le 1er trimestre positif, revigorant pour le moral.

En mars 2021, c’est l’ensemble des professions, y compris les transmissions mécaniques, l’étanchéité, les roulements et les fixations « Industrie », qui voient leur conjoncture s’améliorer mais à des vitesses et des niveaux sensiblement différents.

Les secteurs des agroéquipements, de la pharmacie, de l’agroalimentaire restent bien dynamiques, une tendance que l’on retrouve en Europe. Le secteur automobile s’est bien redressé au 1er trimestre mais les pénuries de semi-conducteurs qui entrainent des fermetures d’usines ou de lignes de production des constructeurs partout dans le monde auront un impact important au 2ème trimestre pour les professions concernées.

La brutalité de la reprise des commandes dans beaucoup de secteurs et de régions du monde n’améliore pas la situation des matières premières ni l’approvisionnement en composants notamment électroniques. Tout le monde a besoin de tout en même temps. Les délais s’allongent et les prix des matières premières : métaux, plastique, certains polymères, bois continuent d’augmenter et auront des conséquences sur les marges des industriels.

Principal objectif du moment : retrouver les niveaux de 2019, si possible dès 2021 pour certaines professions ou en 2022 pour d’autres. Ceci dépendra de l’évolution de la situation des matières et de la rapidité des vaccinations.

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L’indicateur Global ARTEMA est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’ARTEMA depuis le mois de janvier 2008.  Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

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Contact presse : Marion Poulain – ARTEMA – mpoulain@artema-france.org – Tél : 01 47 17 63 07

L’Indicateur Global Artema finit bien l’année

Décembre est globalement, un bon mois avec des facturations et un carnet qui remontent et frôlent la zone positive.  Mais la meilleure nouvelle vient des perspectives à trois mois qui basculent en positif pour la première fois depuis septembre 2019 (courbe rouge).

L’hydraulique mobile et les fixations pour le bâtiment tirent toujours la tendance et sont accompagnées en décembre par les transmissions et automatismes pneumatiques qui réalisent un bon mois, meilleur que l’année dernière.

Mais toutes les professions ne partagent pas cette phase de compensation et certaines terminent difficilement une année qui sera à oublier. Les professions d’Artema devraient terminer l’année en baisse de 10 à 25%.

De légères éclaircies dans certains secteurs comme les machines textile apparaissent. L’agroalimentaire, le machinisme agricole, et le médical restent solides. L’automobile – bien repartie au 4ème trimestre – manque de visibilité, et l’aéronautique vit une période très difficile sauf pour les activités hélicoptère et défense.

Dans le contexte d’incertitude sanitaire qui prédomine, se juxtapose une nouvelle source de tensions qui assombrit l’horizon des premiers mois de 2021 : une inquiétude générale se dessine de plus en plus nettement avec les problèmes d’approvisionnement et de prix des matières premières. Ce ne sont pas seulement les métaux, l’acier mais également la plasturgie et certains polymères qui sont impactés avec selon les cas des hausses brutales de prix, des reports et des délais qui s’allongent voire des annulations de commandes, souvent sans explications des acteurs concernés. Dans cette spirale se greffent également des soucis dans le transport de fret maritime avec la flambée des prix et la pénurie des conteneurs au départ de l’Asie.

Avec la réserve des évolutions imprévisibles de la crise sanitaire, l’année 2021 est attendue globalement en croissance autour de 5% pour les professions d’Artema.

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L’indicateur Global Artema est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’Artema depuis le mois de janvier 2008.  Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

L’Indicateur Global Artema poursuit son rattrapage au 3ème trimestre 2020

L’indicateur Global Artema est un solde d’opinion qui offre une image de la conjoncture de toutes les professions d’Artema depuis le mois de janvier 2008.  Il compte aujourd’hui environ 100 répondants chaque mois.

À la fin du mois de septembre, les facturations et les carnets de commande poursuivaient leur croissance entamée depuis le printemps. Certaines entreprises ont même réalisé un mois égal ou supérieur à l’année dernière, ce qui n’était pas arrivé depuis le début de la crise sanitaire. L’Hydraulique Mobile par exemple présentait une croissance de plus de 5% dans ses entrées de commandes.

Dans l’ensemble, les premiers retours qualitatifs d’octobre confirment que l’activité au quotidien est repartie mais les projets d’envergure habituels dans cette période de l’année, se font attendre. La prospection chez les clients est de plus en plus difficile. L’absence de visibilité, qui s’ancre durablement, freine les investissements même les plus évidents.

Pour 2020, toutes les professions d’Artema s’attendent à une baisse d’activité comprise entre -10% et -20%.
En ce qui concerne les secteurs clients, le ressenti des adhérents reste le même : l’aéronautique souffre énormément, l’automobile va mieux mais cela ne compensera pas la chute brutale du printemps. Le médical, la pharmacie, les produits d’hygiène, la défense, l’agroalimentaire et l’énergie affichent des résultats relativement corrects.

Certains adhérents notent une légère augmentation des niveaux des impayés et des retards de paiement. Dans un contexte qui était déjà incertain, le 2ème confinement de l’année accentue de manière générale l’inquiétude sur le risque de baisse d’activité, de faillite des entreprises les plus fragiles et annihile toutes tentatives de prévision pour les mois à venir.

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Contact Grégoire Hauseux : ghauseux@artema-france.org