"La mécatronique permet des combinaisons quasi inépuisables et n’impose aucune limite à la créativité. La mise à profit systématique des synergies entre les diverses disciplines est à cet égard primordiale. Le menu mécatronique facilite le choix de la bonne combinaison des différentes technologies", souligne-t-on chez Festo.
La mécatronique n'est pas -comme la définition du Larousse pourrait le laisser penser- une simple juxtaposition de technologies s'épaulant les unes les autres. Il faut commencer par le commencement et, en tout premier lieu, penser autrement.
Lors de la 1ère convention Euro-méditerranéenne sur le transfert de technologie, en 2001, un rapporteur soulignait : "Mais la mécatronique, c'est également, et peut-être avant tout, une démarche de conception (ingénierie simultanée) avec, dès l'établissement du cahier des charges, une approche multidisciplinaire nécessitant l'établissement d'un dialogue permanent entre les spécialistes des différents domaines".
Il s'agit bien d'un mariage des technologies non pas selon les opportunités, mais conçu comme tel dès l'origine.
Dans l'approche classique, les couches métiers se juxtaposent, dans une démarche d'automatisation, elles se superposent, dans la mécatronique, elles s'imbriquent et communiquent entre elles.
En effet, la démarche mécatronique est tout le contraire d'une démarche séquentielle. On parle ici de "démarche collaborative intégrée", "d'ingénierie concourante" ou "simultanée", de co-conception etc.
Informatique : la libération des compétences
L’entrée en jeu de l’informatique a considérablement contribué à libérer les énergies et les possibilités de la mécatronique. C’est à partir de sa généralisation dans les systèmes complexes que l’on a pu véritablement parler de mécatronique. Elle permet en outre de concevoir des ensembles plus ouverts, aux possibilités beaucoup plus large grâce au paramétrage. Les systèmes ne sont plus simplement dédiés, ils peuvent s’ouvrir aux évolutions rendues possibles ou nécessaires.
Il faut commencer par le commencement et, en tout premier lieu, penser autrement.
Lors de la 1ère convention Euroméditerranéenne sur le transfert de technologie, en 2001, un rapporteur soulignait : "Mais la mécatronique, c'est également, et peut-être avant tout, une démarche de conception (ingénierie simultanée) avec, dès l'établissement du cahier des charges, une approche multidisciplinaire nécessitant l'établissement d'un dialogue permanent entre les spécialistes des différents domaines".
Il s'agit bien d'un mariage des technologies non pas selon les opportunités, mais conçu comme tel dès l'origine. Dans l'approche classique, les couches métiers se juxtaposent, dans une démarche d'automatisation, elles se superposent, dans la mécatronique, elles s'imbriquent et communiquent entre elles. En effet, la démarche mécatronique est tout le contraire d'une démarche séquentielle.
« La mécatronique est la science par laquelle sont développés des produits mettant en œuvre de façon optimale la mécanique, l’électronique et l’informatique. Un système mécatronique a pour finalité une action physique réalisée par un mécanisme. Pour répondre à la complexité croissante des actions, ces systèmes intègrent intimement les trois technologies, dès la conception », souligne-t-on chez SNR
Une technologie adulte
Depuis la création du mot mécatronique en 1969, les balbutiements, les développements successifs furent parfois un peu chaotiques. L’intégration des technologies était en outre tributaire du développement et des évolutions des technologies concourantes : miniaturisation de l’électronique et de l’informatique, stabilisation et standardisation des bus de terrain, révolution apportée par internet pour la transmission de données.
Si bien que quelques esprits chagrins doutent encore de la réalité de la mécatronique. C’est qu’ils n’ont pas perçu les changements que nous évoquons ci-dessus et ne se sont pas rendu compte que les industriels, fabricants et clients, ont parfaitement intégré ces évolutions et les ont traduit en réalité opérationnelle.
A telle enseigne que l’on peut maintenant raisonnablement envisager la normalisation en mécatronique. C’est un travail qui a déjà commencé depuis un peu plus d’un an et dont les premiers résultats sont en train de voir le jour, notamment avec la normalisation terminologique et avec la normalisation de la démarche de conception.
Voila donc Artema résolument en marche vers un devenir de nos professions, dans une évolution de la chaîne de la valeur, en pleine résonance avec les problématiques de notre temps, pour développer les mécatroniques qui dès aujourd’hui révolutionnent les solutions apportées aux utilisateurs.